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Assem Akram |
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عاصم اکرم |
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Maati Kabbal- Libération 02.07.1997 Livre. Les montagnes qui entourent Kaboul abritent une guerre venue de très loin. Démons et débris d'Afghanistan Assem Akram: Histoire de la guerre d'Afghanistan, Balland collection Le Nadir . « Il n'est pas difficile de conquérir l’Afghanistan, mais il est difficile de le garder.» Cette phrase d'Abdurrahmane-Khan, roi d'Afghanistan, livre un condensé assez judicieux de l'histoire de ce pays, qui, d'invasions en guerres civiles, est toujours resté en déshérence. Hormis quelques approches circonstanciees, le conflit afghan n'a guere fait 1'objet en France d'une etude exhaustive. Le travail d'Assem Akram comble désormais cette lacune. Né à Kaboul en 1965, 1'auteur a été diplomate à Paris avant de démissionner de son poste en 1993 afin de se consacrer à la recherche sur 1'Afghanistan. I’auteur se prévaut de son expérience du terrain et nous offre une synthèse des quatre dernieres décennies d'une histoire ponctuée d'intrigues, d'assassinats, de coups d'Etat, d'invasions, d'alliances et de trahisons. De cette histoire se dégagent quelques dates charnières: l'arrivée au pouvoir de Mohamed Daoud-Khan, le 6 septembre 1953, après avoir destitué son oncle Chah-Mahmoud: Fin de la monarchie, le 18 juillet 1973: Coup d'Etat communiste, le 27 avri11978. Prise du palais présidentiel par des troupes soviétiques, le 27 décembre 1979. Fin du retrait de la quasi-totalité des troupes soviétiques, le 15 février 1989. Mise en place du «gouvernement intérimaire afghan», le 23 février 1989. Arrivée à la tête de la présidence, le 28 juin 1992, de Burhanuddine Rabbani. Prise de Kaboul par les taliban, le 26 septembre 1996. Or, en dépit des profonds bouleversements qui ont affecté le pays, les acteurs du conflit sont toujours les mêmes; Massoud, Rabbani, Dostom, Hekmatyar et consorts demeurent les personnages récurrents d'une histoire frappée du sceau fatal de la répétition; une histoire écrite en coulisses par des puissances tutélaires tels que l’ Arabie Saoudite, le Pakistan, l'Inde, la Russie, la CEI, l'Iran. Depuis 1992, date de 1'avènement de l'Etat islamique d'Afghanistan», les moudjahidin, toutes factions confondues, esquissent de temps à autre des parenthèses de paix pour mieux faire la guerre! Permanence, répétition, luttes fratricides de clans dressent ainsi les traits saillants de ce conflit à tiroirs». «Certes, indique Assem Akram, les moudjahidin afghans ont su résister et libérer leur pays de la domination soviétique et, ce faisant, ils ont contribué à la chute de l'empire communiste, mais pour autant, ils n’ont pas su construire la paix et sont aux prises avec des démons hérités de la guerre. Quatorze années de conflit avec les Soviétiques et le régime communiste, et (quatre) années de guerre civile ont jeté 1'Afghanistan dans le chaos. La lutte intestine en cours met en évidence les rivalités, les inimitiés et les rancoeurs qui couvaient ou s'exprimaient peu durant la guerre contre l'occupant.» Aujourd'hui, sous la coupe des taliban, l'Afghanistan vire à un islamisme pur et dur, avec les pratiques coercitives de rigueur, telles que les pendaisons ou l'obligation pour les femmes de porter un hijab les recouvrant totalement. Il reste que, faute de paix, les moudjahidin sont condamnés à se disputer, pour longtemps encore, et, cette fois-ci, sans 1'oeil des caméras occidentales, les débris du pays. C'est cette logique de la vacance et de l'émiettement que met en relief ce travail. Maati Kabbal
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